Fondé en 1961, au moment où l'ancienne Faculté des Lettres se scindait, le Département d'études françaises de l'Université de Montréal comptait au départ neuf professeurs réguliers. Il en compte aujourd'hui vingt-six pour plus de cinq cents étudiants, dont un tiers aux études supérieures. De la Renaissance à l'époque contemporaine, de l'histoire littéraire à la poétique en passant par la sociologie ou la psychanalyse, de la recherche et de la critique à la création, il existe peu de champs propres aux études littéraires où des professeurs du Département n'aient fait leur marque. Depuis quelques années, le Département des littératures de langue française a choisi d'axer son développement autour de quatre questions centrales :
(I) Histoire et théorie littéraires, (II) Études québécoises, (III) Littérature française, (IV) Poétique.
Quelques dates clés ont jalonné son histoire:
Par études françaises, il faut entendre de manière privilégiée les littératures française et québécoise, mais aussi l'ensemble des littératures d'expression française (Afrique, Belgique, Haïti, Louisiane, Suisse, Antilles). Au cours de l'évolution du D.É.F., on a assisté à une intégration de plus en plus forte du domaine français et du domaine québécois; si chacun d'eux donne bien sûr lieu à des cours spécifiques à l'intérieur du programme, ils sont souvent jumelés à l'intérieur d'enseignements généraux sur des problématiques littéraires, tremplin d'études comparées qui débouchent parfois sur l'analyse de grands textes étrangers.
L'interdisciplinarité appartient à la tradition du Département, puisque, autour du texte littéraire, il a convoqué diverses sciences annexes (anthropologie, bibliographie et bibliologie, histoire, linguistique, philosophie, sociologie, psychanalyse, etc.) et exploré des zones frontalières comme la musique ou l'iconologie. Il suffit de consulter les livraisons de la revue Études françaises coordonnées par des professeurs du Département :
L'histoire du Département des littératures de langue française n'est pas celle d'une série de révolutions ou de mutations brusques au gré des modes successives qui ont occupé le devant de la scène littéraire; elle est au contraire celle d'une continuité et d'une fidélité, d'évolutions progressives qui ont incorporé le nouveau, élargi et diversifié les enseignements. Le carrefour de ces activités reste la littérature, avec ce que le terme peut avoir d'indéfini aujourd'hui, happé qu'il est par des disciplines ou des sciences qui revendiquent sur lui pleine juridiction. Sans s'identifier à une méthode ou à une théorie, le Département d'études françaises fait des oeuvres le lieu ultime de leur application.
Pour commentaires ou information : littfra@umontreal.ca
Page mise à jour le
8-08-2011
Département des littératures de langue française - FAS / Université de Montréal